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Diderot : Le philosophe des Lumières

Diderot fut l’un des maîtres d’œuvre de l’Encyclopédie, dont le but était de «rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre». Le savoir devient militant; renverser les barrières que la raison n’aura point posées.» Le maître mot est le fruit que l’on peut tirer des sciences, la «philosophie expérimentale» qui glane au petit bonheur s’opposant à la «philosophie rationnelle», stérile science abstraite qui ne dépasse jamais le stade des possibilités du savoir.

1. La philosophie naturelle

A. La science de la nature

Depuis le début de l’univers, la matière, soumise au hasard, s’est combinée de toutes les façons possibles; seules les combinaisons qui ne comportaient aucune contradiction importante ont pu se conserver et se perpétuer jusqu’à nous.

La différence entre le vivant et l’inerte n’est pas la sensibilité: la pierre est aussi sensible. C’est qu’il y a une sensibilité active et une ­sensibilité inerte: la première caractérise les animaux, peut-être les plantes; la seconde est comme une sensibilité perpétuellement en sommeil.

Il n’y a pas de liberté: l’homme s’achemine aussi nécessairement qu’une boule consciente de soi dévalerait une pente. Le «fatalisme» affirme qu’il y a des naissances heureuses et d’autres malheureuses, mais ni mérite, ni honte, ni récompense, ni châtiment. Être fataliste, cela n’implique cependant pas de ne rien faire, au prétexte que tout est écrit: le fataliste est, comme tout le monde, souvent en contradiction avec ses principes.

B. Les passions naturelles

Nous n’agissions pas toujours sous l’impulsion de plaisirs sensuels, même si toutes nos actions sont accompagnées de tels plaisirs. Ainsi, la vanité héroïque qui mène à la perte de la vie n’existe pas sans un tressaillement du cœur: mais la condition n’est pas le motif.

Seules les grandes passions élèvent les âmes aux grandes choses, les passions sobres faisant les hommes communs. Les passions amorties dégradent les hommes extraordinaires: la contrainte anéantit la grandeur et l’énergie de la nature. Les passions fortes font le bonheur de l’homme si elles sont en harmonie (par exemple, si le penchant au plaisir est tempéré par l’intérêt pour la santé).

2. Les mœurs naturelles

A. La morale

Il n’y a pas de paradoxe à se comporter moralement lorsque l’on n’est pas croyant: on ne croit pas parce qu’il y a quelque chose à gagner. Quel motif d’être bon quand on est incrédule? Agir conformément à la raison naturelle, afin d’être heureux et honnête.

Les lois de Dieu, les lois des hommes, celles de la religion, ne peuvent faire que ce qui est naturellement juste soit injuste, ou l’inverse; de plus, que faire si elles sont en désaccord? On finit par mépriser toutes les trois, et n’être ni homme, ni citoyen, ni pieux. La nature veut que le bien soit préféré au mal, et le bien général au bien particulier. On corrompt par la crainte du châtiment et les remords, on déprave les consciences.

La civilisation a placé un homme artificiel à l’intérieur de l’homme naturel que nous sommes; c’est une source de conflits et de malheurs toute la vie durant. C’est tyranniser l’homme que le civiliser: les sages législateurs des institutions ne nous pétrissent pas pour nous, mais pour eux. Il ne faut pas pour autant en revenir à la nature: il s’agit de parler contre les lois insensées jusqu’à ce qu’elles soient réformées et, en attendant, s’y soumettre.

B. L’art

Le modèle artistique de beauté humaine n’est qu’une idée qui n’existe pas dans la nature. C’est celui d’un homme ou d’une femme propre à toutes les fonctions de la vie, entièrement développé, mais dont le corps n’a pas été déformé par une pratique. Tous les ouvrages de la nature sont déformés par les fonctions, les conditions et les besoins naturels. Pour établir ce modèle, l’artiste doit chercher la perfection au moyen d’analogies. Le «modèle idéal de la beauté, ligne vraie» n’existe nulle part ailleurs que dans la tête des artistes.

Cependant, le génie artistique se laisse posséder par la nature, puis prend ses distances pour créer: l’enthousiasme naît de sa contemplation, par contagion à la sensibilité du créateur. C’est ce qui lui donne l’impulsion de la création. L’art nécessite ensuite une forme d’insensibilité, revers du pouvoir d’observation de la nature: c’est tout le paradoxe du comédien*.

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