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Les partis politiques allemands

1 Le système électoral

Relativement complexe, le système électoral allemand est un mélange de scrutin uninominal à un tour et de scrutin de liste proportionnel.

Chaque électeur dispose de deux voix. La première lui permet d'élire un candidat au suffrage uninominal, selon le principe de la majorité relative. Le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages est élu. La seconde voix permet de faire entrer au Bundestag des députés élus au scrutin de liste proportionnel par l'intermédiaire des listes de candidats présentés par les divers partis aux élections régionales. Les électeurs ne désignent donc directement que la moitié des élus, l'autre moitié des mandats étant répartie de façon proportionnelle entre les différents partis en lice. En outre, les partis ayant obtenu le plus grand nombre de " mandats directs " bénéficient de sièges supplémentaires, ce qui peut faire fluctuer le nombre total de députés au Bundestag.

Pour limiter le nombre de partis politiques représentés au Parlement et le morcellement du pouvoir qui avait été fatal à la République de Weimar, la loi électorale prévoit une clause restrictive : seuls seront admis au Bundestag les partis ayant obtenu au moins 3 sièges directs (par le scrutin uninominal) ou au moins 5% des voix au niveau national. Cela évite que soit représentés les petits partis extrémistes.

La multiplicité des partis et des groupuscules avait pour une bonne part contribué à l'accession d'Hitler et à la disparition de la démocratie.

Cette disposition vise tout autant à limiter le nombre des partis qu'à assurer leur représentativité réelle, celle-ci permettant de constituer des majorités et donc des gouvernements stables. Cette a été efficace historiquement.

Fiche vocabulaire
  • Das Parlament (le parlement)
  • der Bundestag (la chambre des députés)
  • der Abgeordnete (le député)
  • die Fraktion (le groupe parlementaire)
  • die Partei (le parti)
  • die Koalition (la coalition)
  • die 5%-Klausel (la clause des 5%)
  • das Parteimitglied (le membre, l'adhérent)
  • die Wahl (l'élection, le scrutin)
  • der Wähler (l'électeur)
  • eine Partei wählen (voter pour un parti)
  • das Wahlsystem (le mode de scrutin)
  • die Mehrheitswahl (le scrutin majoritaire)
  • die Verhältniswahl (le scrutin proportionnel)
  • das Wahlrecht (le droit de vote)
  • die Mehrheit (la majorité)
  • die Minderheit (la minorité)
  • die Meinungsumfrage (le sondage d'opinion)

2 Les partis politiques

Les partis traditionnels de l'ancienne RFA étaient au nombre de quatre : l'Union démocrate-chrétienne (la CDU) alliée à l'Union chrétienne sociale (la CSU), qui n'est représentée qu'en Bavière, le parti libéral (le FDP) et le parti social démocrate (le SPD). En 1983, le parti écologiste, les Verts (Die Grünen), a fait son entrée au Bundestag.

A ces partis d'avant l'unification, il convient d'ajouter aujourd'hui l'héritier du parti communiste de la RDA, le SED, le parti du socialisme démocratique, le PDS, ainsi qu'une alliance entre l' " Alliance 90 " (Bündnis 90) et les Verts.

2.1 Le CDU et le CSU

Créée au lendemain de la guerre par d'anciens résistants antinazis, l'Union chrétienne-démocrate, la CDU (die Christlich Demokratische Union) est un parti conservateur et libéral qui, dès 1947, s'est rallié aux thèses de l'économie sociale de marché qui fait de la libre concurrence encadrée par l'Etat sa base économique.

Premier parti à diriger la RFA, en 1949, avec à sa tête Konrad Adenauer, la CDU, alliée à différents partis de droite et du centre, a gouverné quasiment sans partage jusqu'en 1967, date à laquelle elle a partagé le pouvoir avec les sociaux démocrates (c'est ce qu'on a appelé la " grande coalition ").

Passée à l'opposition en 1969, lorsque le SPD a constitué un gouvernement de coalition avec le FDP, la CDU est revenue au pouvoir avec son alliée bavaroise, la CSU, en 1982 jusqu'en 1998 (le long " règne " d'Helmut Kohl).

L'Union sociale chrétienne, la CSU (die Christlich Soziale Union), l'alliée bavaroise de la CDU, est la première force politique en Bavière.

2.2 Les libéraux

Le parti libéral-démocrate, le FDP (die Freie Demokratische Partei) est né en 1948 avec la réforme monétaire. Il participe depuis 1969 à toutes les coalitions au pouvoir mais son poids ne cesse de décroître.

Son rôle est plus important que son poids en terme de voix car il a toujours été nécessaire à l'un ou l'autre des partis au pouvoir pour former une coalition majoritaire.

2.3 Le SPD

C'est le plus ancien parti de la RFA puisque le SPD (die Sozialdemokratische Partei Deutschlands) est né en 1869.

Après la scission opérée avec son frère est-allemand en 1946, le SPD a adopté en 1959 un programme au nom duquel il abandonne toute référence à la théorie marxiste et accepte la notion d'économie sociale de marché. C'est cela qui va permettre au SPD, dix ans plus tard, de former un gouvernement de coalition avec le FDP, après deux années de " grande coalition " avec la CDU/CSU.

Le SPD fournira trois chanceliers : Willy Brandt (1969 - 1974), Helmut Schmidt (1974 - 1982) et enfin Gerhard Schröder (1998 - ).

2.4 Le PDS

Le parti du Socialisme démocratique (Partei des demokratischen Sozialismus) est le successeur du SED, l'ancien parti communiste de la RDA. Lors des premières élections de l'Allemagne unifiée, le PDS ne dut son entrée au Bundestag qu'a une clause particulière qui s'est appliquée exceptionnellement aux partis politiques des nouveaux Länder et qui instituait un comptage des voix séparé dans les anciens et les nouveaux Länder, permettant de neutraliser en partie la sévérité de la clause des 5%.

C'est dans les nouveaux Länder que le PDS remporte le plus grand nombre de voix avec près de 20% des suffrages alors qu'il n'obtient pas même 1% dans l'ancienne RFA.

2.5 Les Verts et l"Alliance 90"

A l'origine, les Verts sont nés de la fusion de plusieurs mouvements regroupant des militants qui faisaient de la protection de l'environnement et de la lutte contre le nucléaire leur engagement essentiel.

Dès 1983, ils dépassent les 5% des suffrages, ce qui leur permet d'être représentés au Bundestag. En 1990, leur alliance avec Bündnis 90 leur permet de remporter un succès certain dans l'ex-RDA.

Les luttes qui ont agité le mouvement à la fin des années 80 permet d'expliquer une certaine désaffectation du parti.

On distingue traditionnellement deux tendances : les " fondamentalistes " (Fundis), tenant d'une écologie sans concession, et les " réalistes " (Realos), prêts à former des coalitions de gouvernement au niveau des Länder comme au niveau fédéral avec d'autres partis.

L'Alliance 90, implantée au départ uniquement dans les nouveaux Länder, est née de la contestation contre le régime communiste et a participé à la " Table Ronde " en 1989-1990, contribuant ainsi à une transition en douceur.

2.6 L'extrême droite

Le NDP (Nationaldemokratische Partei Deutschlands), fondé en 1964 n'a jamais exercé une influence politique réelle au niveau fédéral (il n'est jamais entré au Bundestag).

Les Republikaner, mouvement fondé par un ancien officier SS (Schönhuber) a eu une certaine importance politique au niveau des Länder mais jamais au niveau fédéral (de même que le NDP, ils n'ont jamais franchi la barre des 5%).

Cette formation ne semble pas avoir de programme défini en matière économique ou sociale, son engagement essentiel consiste en xénophobie et idéologie d'extrême droite.

La DVU (Deutsche Volksunion) dirigée par Gerhard Frey n'a jamais été représentée au Bundestag mais est entrée dans les Landtage de Brême et du Schleswig-Holstein en 1992. Ce parti se réclame ouvertement de l'idéologie nazie telle qu'elle fut représentée dans le programme de la NSDAP en 1920.

Fiche vocabulaire, quelques questions utiles:
  • Die absolute / relative Mehrheit erhalten (obtenir la majorité absolue / relative)
  • eine knappe Mehrheit (une faible majorité)
  • eine überwältigende Mehrheit (une majorité écrasante)
  • sie hat einem Kandidaten der CDU ihre Stimme gegeben (elle a donné sa voix à un candidat de la CDU)
  • die Wahlen zum neuen Bundestag (les élections pour le nouveau Bundestag)
  • einstimmig gewählt werden (être élu à l'unanimité)
  • das Volk wird zu den Urnen gerufen (le peuple est appelé aux urnes)
  • " Wer hat die Wahl, hat die Qual " (avoir l'embarras du choix)

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