Soutien Scolaire Keepschool

Das geteilte Deutschland (l'Allemagne divisée)

Introduction

1945 est considérée par les Allemands comme " l'année zéro " : effondrement du Reich, territoire occupé par les Alliés, pays dévasté par les bombardements, économie exsangue… Mais la date du 8 mai 1945 ne marque pas uniquement la défaite nazie, c'est aussi une libération pour le peuple allemand : le régime totalitaire, de terreur prend fin, les Alliés sont les garants de la démocratie retrouvée.

Dès lors, l'Allemagne va devenir le symbole de l'affrontement est-ouest par sa partition. Très vite, la conviction s'impose que les zones occidentales devront être un rempart au bolchevisme. Les Alliés occidentaux engagent donc en 1948 une réforme monétaire qui constitue le premier pas vers une partition définitive de l'Allemagne (tout comme la réforme monétaire constituera le premier pas de l'unification de l'Allemagne en 1990 : VOIR FICHE SUR L'UNIFICATION).

1 La RFA

Le 8 mai 1949, la Loi Fondamentale est adoptée à Bonn. Le statut est fédéral : la République Fédérale d'Allemagne (RFA), créée le 23 mai 1949, sera constituée de 10 Länder largement autonomes. La nouvelle constitution prévoit deux chambres : le Bundestag, et le Bundesrat, émanation des Länder. Le président de la République, élu par le Parlement, n'a qu'une fonction symbolique, le pouvoir exécutif est confié au chancelier, élu par la majorité du Bundestag.

Très vite, la vie politique devient duale : le SPD (les sociaux-démocrates) et le bloc CDU/CSU (les chrétiens-démocrates) allié au FDP (le parti libéral). C'est cette dernière coalition qui se voit confier le pouvoir sous la direction du chancelier Konrad Adenauer. Avec l'accord des trois Alliés occidentaux, les gouvernements successifs vont peu à peu restaurer la souveraineté perdue : en 1951, la RFA retrouve un ministère des Affaires étrangères, en 1954, le statut d'abrogation est abrogé, et la même année, la Bundeswehr est créée.

Entre 49 et 63, la vie politique ouest-allemande est dominée par la personnalité du chancelier Adenauer, qui dirige une coalition fortement marquée par l'empreinte catholique et anti-nazie, avec l'appui du FDP.

Pendant cette période, le libéralisme économique devient le credo de la politique économique de la RFA. L'ère Adenauer profite de ce que l'on a appelé " le miracle économique allemand ", fruit à la fois de la volonté de reconstruire et du soutien du Plan Marshall des Américains. Rapidement, sous l'impulsion de Ludwig Erhard, d'abord ministre de l'économie puis chancelier, la RFA se hisse au 2ème rang du commerce mondial.

1.1 L'engagement européen

Engagée dès le rattachement de la Bundeswehr à l'OTAN, la politique européenne de l'Allemagne trouve sa concrétisation avec l'entrée dans le Marché Commun en 1957 et le rapprochement politique avec la France du général de Gaulle. Le Traité de L'Elysée (1963) consacre la réconciliation des " ennemis héréditaires ". Dans le même temps, le chancelier Adenauer exprime sa volonté d'ancrer la RFA à l'ouest de l'Europe.

1.2 L'ère sociale-démocrate

En 1966, les libéraux du FDP sont à l'origine d'une crise gouvernementale qui se terminera par un gouvernement dit " de grande coalition " sous la présidence de Kiesinger (CDU), Willy Brandt (SPD), devenant ministre des Affaires étrangères. En 1969, les élections vont donner naissance à une nouvelle coalition du SPD et du FDP, sous la direction de Willy Brandt. Depuis 1959, le SPD s'est officiellement rallié à " l'économie sociale de marché ", marquant ainsi une séparation nette avec les communistes et l'acceptation des lois du marché, tempérées par l'Etat dont le pouvoir de régulation doit assurer une plus juste répartition de la richesse nationale.

C'est davantage par sa politique étrangère que Willy Brandt marquera son mandat, en particulier dans le domaine de l'Ostpolitik : normalisation des rapports avec la Pologne, reconnaissance des frontières orientales de l'Allemagne (la ligne Oder-Neisse), normalisation des relations avec Berlin-Est qui se traduit par la signature du " Traité fondamental ", en 1972.

Contraint de démissionner lorsqu'on découvre qu'un espion de la RDA, Günter Guillaume, s'est infiltré dans son entourage, Willy Brandt cède la place en 1974 à Helmut Schmidt qui, tout en poursuivant l'Ostpolitik de son prédécesseur, doit faire face à la crise issue du 1er puis du 2ème choc pétrolier…

1.3 Renversement de coalition

En octobre 1982, Hans Dietrich Genscher, ministre FDP des Affaires étrangères contraint Schmidt à la démission et forme une coalition avec la CDU de Helmut Kohl qui devient chancelier. Les élections législatives de 1983 confirment largement ce changement. Helmut Kohl assurera 4 mandats et restera chancelier pendant 16 ans (ce qui est plus que les quatorze ans de Mitterrand !) jusqu'en 1998.

Fiche vocabulaire
  • Die Stunde Null (l'année zéro, littéralement, " l'heure zéro ")
  • die Währungsreform (la réforme monétaire)
  • das Grundgesetz (la Loi fondamentale)
  • der Bundeskanzler (le chancelier fédéral)
  • die SPD (die Sozialdemokratische Partei Deutschlands)
  • die CDU (die Christlich Demokratische Union)
  • die FDP (die Freie Demokratische Partei)
  • das Wirtshaftswunder (le miracle économique)
  • die Große Koalition (la grande coalition)
  • die soziale Marktwirtschaft (l'économie sociale de marché)
  • der Grundvertrag (le traité fondamental)
  • Der kalte Krieg (la guerre froide)
  • die Berliner Mauer (le Mur de Berlin)
  • der Marshall-Plan (le plan Marshall)
  • der Wiederaufbau (la reconstruction)
  • der Gemeinsame Markt (le Marché Commun)

2 La RDA

Dès le mois de juin 1945, on assiste dans la zone d'occupation soviétique à une reprise en main administrative et politique de ce qui va devenir la République démocratique Allemande (RDA).

2.1 Réformes politiques et administratives

La structure du pays n'est pas fédérale : les 5 Länder sont remplacés par 14 Kreise (arrondissements).

En 1946, le parti communiste et le parti social-démocrate est-allemand fusionnent pour créer la SED. Trois ans plus tard, le bloc présente et obtient l'immense majorité des suffrages. C'est cette assemblée qui, en 1949, adopte une constitution qui est ratifiée le 7 octobre. Otto Grotewohl devient le Président du Conseil, Wilhelm Pieck est le président. La RDA est née. En 1954, elle crée sa Volkspolizei (police), en 1956 sa propre armée et adhère au Pacte de Varsovie, l'organisation militaire qui regroupe tous les satellites de L'URSS.

2.2 Réformes économiques et sociales

Dès 1945, la puissance occupante met en œuvre un programme de réformes économiques : nationalisation des banques, assurances et chemins de fer ; réforme agraire qui confisque les domaines les plus grands et collectivisation de l'agriculture ; démontage des usines et de l'appareil de production, au titre des réparations, expropriation des entreprises appartenant à des criminels de guerre ou d'anciens nazis : elles deviennent des entreprises publiques. Sur le plan politique, la SED avec son secrétaire général, Walter Ulbricht, détermine à lui tout seul les aspects de la vie politique et économique du pays, calquée sur le modèle soviétique. Les libertés fondamentales ne sont pas assurées : les libertés d'opinion et de circulation sont réduites à leur plus simple expression et les élections ne sont qu'un simulacre de scrutin qui accorde sa confiance à 99%.

Suivant le modèle soviétique, l'Etat est assimilé au parti qui détient seul le pouvoir.

2.3 L'insurrection et la répression

Pour pallier les faiblesses de l'économie, le gouvernement est-allemand va constamment accroître la charge de travail des ouvriers, ce qui va conduire à la grande insurrection ouvrière du 17 juin 1953, rapidement et tragiquement réprimée par les chars de l'armée Rouge.

2.4 La construction du Mur de Berlin

Mais le problème n'est pas résolu pour autant, et en 15 ans, la RDA voit partir près de 3 millions de ses habitants : ce sont des opposants au régime communiste qui profitent de la porte ouverte que constitue Berlin. La réponse du gouvernement est-allemand viendra le 13 août 1961 : Ulbricht fait ériger un mur autour des trois secteurs occidentaux. Dès lors, les communications entre les deux parties de la ville et entre les deux Allemagne seront extrêmement difficiles.

Fiche vocabulaire
  • Die SED (die Sozialistische Einheitspartei Deutschlands)
  • die NVA (die Nationale Volksarmee)
  • der freie Verkehr (la libre circulation)
  • die Grenzkontrolle (le contrôle des frontières)
  • der Ostblock (le bloc de l'Est)
  • die Reformpolitik (la politique des réformes)
  • Reformen einleiten (entamer des réformes)…

3 Les relations RFA / RDA

Dix ans après la construction du Mur de Berlin, qui provoque un véritable traumatisme en RFA, le gouvernement fédéral change de cap dans sa politique à l'égard de la RDA. La détente qui s'instaure entre les USA et l'URSS après la fin de la crise de Cuba, en 1962, favorise un certain assouplissement dans les relations de la RFA et de la RDA.

3.1 Premiers rapprochements

La grande coalition avec le chancelier Kiesinger et le ministre des Affaires étrangères Brandt favorise ce rapprochement avec les pays de l'est en général et la RDA en particulier. En 1967, Kiesinger et le président du Conseil des ministres de RDA, Willy Stoph, échangent une série de lettres officielles, ce qui est déjà en soi un progrès notable. L'objet de cette correspondance est la tentative d'instaurer une certaine normalisation dans les relations entre les deux pays.

3.2 L'Ostpolitik de Willy Brandt

C'est avec l'arrivée au pouvoir à Bonn de la coalition SPD/FDP que les relations inter-allemandes prennent leur véritable essor.

Egon Bahr, conseiller de Willy Brandt, est l'inspirateur de l'Ostpolitik : il considère qu'il faut tenter de rapprocher les deux Etats…

Cette politique est couronnée par la signature d'un certain nombre de traités avec les pays de l'est et surtout avec la RDA : le " Traité sur les fondements des relations entre les deux Etats allemands ", signé en décembre 1972. La RFA accepte officiellement l'existence de l'autre Etat allemand, sans que l'objectif de l'unification soit pour autant abandonné (il figure dans le préambule de la Loi fondamentale).

Les 2 Allemagne sont désormais admises à l'ONU.

Sur le plan humain, la situation s'améliore un peu : les voyages de citoyens ouest-allemands à l'Est sont facilités…

3.3 La politique de démarcation

Il n'en reste pas moins que le Rideau de fer et le Mur de Berlin restèrent jusqu'en 1989 le symbole de la bipolarisation du monde.

Après une phase " d'assouplissement ", Erich Honecker instaura une politique de démarcation vis-à-vis de la RFA. Il s'agissait de créer une identité propre à la RDA en faisant d'elle l'avant-poste du socialisme face au bloc " capitaliste ".

A l'intérieur, s'appuyant sur une police politique (la STASI) et un système de surveillance et de répression de type totalitaire, le régime est-allemand fit régner un ordre communiste sans faille tout au long des années 70 et 80…

Pour la suite de l'histoire, voir la fiche sur l'unification…

Fiche vocabulaire
  • Die innerdeutsche Beziehungen (les relations inter-allemandes)
  • der Grundlagenvertrag (le traité sur les fondements des relations entre les deux Etats allemands)
  • die Abgrenzung (la démarcation)
  • die STASI = die Staatssicherheit (la sûreté de l'Etat, c'est la police politique de la RDA)…

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