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Julie ou la nouvelle Eloïse de Rousseau

Résumé et commentaire

Au Moyen Âge, une ardente passion fit le malheur d’Héloïse et d’Abélard, son précepteur : la Julie de Rousseau est en effet une nouvelle Héloïse. Il s’agit en l’occurrence des Lettres de deux amants, habitants d’une petite ville au pied des Alpes, comme l’indique le premier titre. « Le style, prévient Rousseau en sa préface, rebutera les gens de goût ; la matière alarmera les gens sévères ; tous les sentiments seront hors de la nature pour ceux qui ne croient pas à la vertu. Il doit déplaire aux dévots, aux libertins*, aux philosophes ; il doit choquer les femmes galantes, et scandaliser les honnêtes femmes. À qui plaira-t-il donc ? Peut-être à moi seul. » Certes non, ce roman épistolaire* connut, au contraire, un succès extraordinaire.

Les amours contrariées de Julie d’Étanges et de son précepteur Saint-Preux sont le sujet du roman. Saint-Preux doit alors s’en aller, et la jeune fille, épouser le vieux M. de Wolmar, que ses parents lui destinent. Lorsque celui-ci apprend quel tendre sentiment unit encore les jeunes gens, il rappelle Saint-Preux sous son toit. Le jeune homme s’en va après une saison, mais il est rappelé : Julie, morte après avoir sauvé de la noyade un de ses enfants, a souhaité lui confier leur éducation.

Il est curieux de rencontrer en une même œuvre cette manière si philosophique, autobiographique et romanesque* à la fois. En effet, les dissertations morales sur la nature et la culture sont nombreuses, et elles révèlent la pensée de l’auteur sur cette matière, que le parlement de Paris ne manque pas de condamner. En même temps, le récit n’est pas sans évoquer son amour contrarié, profond et tendre pour Sophie d’Houdetot, « le premier et l’unique de toute ma vie » confie Rousseau, un amour que sans doute il sublime par l’écriture. Mais surtout, c’est le roman romanesque* par excellence, d’où le caractère abondant et « feuillu » que remarque Diderot. Tendresse, désir, exaltation vertueuse sont le climat général du roman. Les perspectives croisées que permet le roman épistolaire* produisent un effet symphonique, en répétant le thème ou le motif, avec les variations inévitables des subjectivités diverses. L’amitié de Julie et de Claire, sa cousine, est merveilleuse. L’attitude de M. de Wolmar est exemplaire. Saint-Preux, l’athée, fait un enfant à son élève, sans perdre en pureté. L’épanchement lyrique* au spectacle éternel de la nature et de ses paysages se communique des personnages jusqu’au lecteur.

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