Soutien Scolaire Keepschool

Gustave Flaubert

1:Vie de Flaubert

De son enfance, Gustave Flaubert a gardé quelques souvenirs moroses, le goût de la dérision et le sens de l’observation hérité de son père, chirurgien à l’Hôtel-Dieu de Rouen. La jeunesse romantique du jeune Flaubert est illuminée par la rencontre, en 1836, d’Élisa Schlésinger, dont le souvenir sublimé éclaire encore les Mémoires d’un fou, Novembre, la première Éducation sentimentale en 1845, et la seconde, plus de trente ans après ce premier bonheur. Après le baccalauréat, Gustave Flaubert se rend à Paris. Il se détourne de ses études de droit, et fréquente les milieux littéraires et romantiques.

Une crise de nerfs, en 1843, l’oblige à se retirer dans la propriété familiale de Croisset. Loin de Paris désormais, il se consacre exclusivement à l’art : pour lui, vivre c’est écrire. Il revient parfois à Paris cependant, garde contact avec ses amis, et entretient avec Louise Colet une liaison et une intéressante correspondance. Le peu de succès que rencontre La Tentation de saint Antoine auprès de ses amis le conduit à rédiger Madame Bovary, en guise de pensum, en 1857. Plus heureux que Baudelaire dont Les Fleurs du mal sont condamnées la même année pour immoralité, il gagne le procès qui lui est intenté. Après un voyage en Tunisie, il publie Salammbô, qui connaît également un réel succès.

L’Éducation sentimentale de 1869, en revanche, est un échec : il en est très déçu. Ses crises nerveuses le reprennent ; il perd sa mère, et ses meilleurs amis. À cela s’ajoutent encore des difficultés financières. Il est cependant reconnu et admiré par la jeune génération naturaliste. Zola lui rend hommage, et Maupassant, son filleul et disciple, réussit dans le monde littéraire. Enfin les Trois Contes qu’il publie en 1877 rencontrent un large succès. Néanmoins, il meurt en 1880, dégoûté de la bêtise bourgeoise dont il se moque dans Bouvard et Pécuchet et le Dictionnaire des idées reçues.

2:La modenité de Flaubert

A:La modernité romanesque

À l’instar de Baudelaire, qui inaugure en ce siècle la modernité poétique, Flaubert ouvre la voie d’une modernité romanesque*, qui hésite entre les apports opposés de courants littéraires divers.

« Il y a en moi, littérairement parlant, deux bonshommes distincts, dit-il : un qui est épris de gueulades, de lyrisme, de grands vols d’aigle, de toutes les sonorités de la phrase et des sommets de l’idée ; un autre qui creuse et qui fouille le vrai tant qu’il peut, qui aime à accuser le petit fait aussi puissamment que le grand, qui voudrait vous faire sentir presque matériellement les choses qu’il reproduit. »

B:La tentation romantique

Le premier Flaubert voudrait céder toujours à la tentation romantique, qui se donne libre cours dans les écrits de jeunesse, et ressurgit, tel un serpent de mer, dans la splendeur et la couleur historiques des ouvrages ultérieurs, Salammbô, La Tentation de saint Antoine, et les Trois Contes (Hérodias et La Légende de saint Julien l’Hospitalier, notamment). Réagissant contre ce lyrisme, le second Flaubert domestique cette tendance qu’il met à distance par l’observation précise du réel et l’écriture impersonnelle : « il faut faire des tableaux, montrer la nature telle qu’elle est, mais des tableaux complets, peindre le dessus et le dessous des choses ». Les documents historiques ou scientifiques, qu’il consulte en très grand nombre, garantissent les qualités objectives de sa méthode littéraire. Cette ascèse, semble-t-il, porte au plus haut point l’ambition réaliste où s’étaient illustrés avant lui Balzac et Stendhal.

C:Le formalisme

Mais il existe un troisième Flaubert, qui par son culte de l’art s’apparente au formalisme et au Parnasse* littéraire : « Le but de l’art, c’est le beau avant tout. » Ses brouillons sont surchargés de corrections, car il est soucieux de trouver la formule précise, parfaite et belle, ce qui, pour lui, est une seule et même chose. Dans son « gueuloir », il déclame les phrases qu’il écrit, de manière à s’assurer de leur euphonie et de leur rythme. Il s’intéresse à la technique du point de vue, et fait du style un absolu. À propos de Madame Bovary, il déclare : « Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même, par la force interne de son style, comme la terre, sans être soutenue, se tient en l’air. »

Par son style, sa lucidité fine et ironique, et par sa critique de la bêtise moderne, encore valable, hélas ! aujourd’hui, il s’est taillé une place de premier plan dans le paysage des lettres françaises.

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